Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeanneovertheworld - Page 41

  • demandez le programme...

    En voyant un vélo dans un reportage à Strasbourg, je me revois sur la même monture dans les rues d'Amsterdam. Je me dis que j'y retournerais bien, qu'il y a dix ans je n'avais les yeux et le coeur qu'à demi ouverts, que j'étais trop jeune, trop pressée. Je n'ai pas assez vécu.

    En fait, je retournerais bien sur tous les endroits de ce blog, dans tous ces coins de globe.
    Voir s'ils sont restés les mêmes...
    Moi, j'ai changé...

    Toi, es-tu le même ?
    Qu'est devenu le "nous"  ?

    Montre-moi...

  • pas de chimio pour Véro

    à quoi ça rime,

     cette frime,

    si une rustine suffit ?

  • délirium

    Je suis déjà sous calmants. Des calmants pour Jeanne, quoi de plus naturel ?
    Demain, c'est jour de greffe, et DeGreff n'a rien à voir là-dedans...
    Plus de 24 heures sans manger ni boire. Domino's pizza livrent-ils à Central ?
    Après, au moins cinq jours de Rien Foutre...

    vivement la sortie... !

  • sort ironique

    de l'hopital, je peux lire les mails mais pas en envoyer.
    J'écris mais personne ne peut me lire. Le blog fonctionne bien, mais paradoxalement m'emprisonne: je dois écrire pour tous les yeux, moi qui ne voudrais choisir des mots que pour toi.
    Ecris-moi et prends mon silence comme une réponse criante.

  • WIKIBLABLA

    Les maisons centrales sont un des types de prison existant en France. Elles accueillent les détenus les plus difficiles, souvent condamnés à de longues peines, ou ceux dont on estime qu'ils ont peu de chance de réinsertion sociale. Le régime de détention de ces prisons est essentiellement axé sur la sécurité.

     e487f83d53f24fca11a20d6d8f62eb96.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L' Hôpital Central de Nancy est un des ensembles hospitalier dépendant du CHU. Il accueille les malades les plus difficiles, souvent condamnés à de longues peines, ou ceux dont on estime qu'ils ont peu de chance de réinsertion sociale. Le régime de détention de cet hôpital est essentiellement axé sur la sécurité sanitaire.

     

     

  • trace sur terrasse

    Qu'importe le continent, qu'importe le pays, qu'importe la saison, pour découvrir l'âme d'un nouvel endroit, j'aime m'assoir à une terrasse, si possible uniquement fréquentée par des habitués.

    J'aime regarder les gens vivre.

    J'aime commander ce qu'ils aiment boire, me fondre dans leurs habitudes pour alimenter mes plaisirs, du Cuba Libre au Pisco en passant par la Caipirinha.

     98687849768e551188e91b1e290d6013.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mais je sais que ce verre de café-noisette n'aurait pas eu le même goût sans toi.

    J'ai hâte d'être à une nouvelle terrasse, qu'importe le continent, qu'importe le pays, qu'importe la saison...

    C'est quoi la spécialité là-bas ???

  • ground zer-hope

    Elle était fière, en 1996, cette sculpture sphérique  entre les deux tours du World Trade Center.

    Avec Espérance nous posions insouciantes.

    97a6463fbd539454c7ddb0de36cbc92d.jpg

    Puis, le 11 septembre est passé par là. Les tours trop ébranlées par les impacts se sont couchées, pulvérisées, mêlant dans la poussière les papiers des bureaux et les os des hommes.

     

    Sous les gravats, on a fini par retrouver la boule, un peu déglinguée, un peu plus vieille. Elle porte sur elle les marques de ceux qui ont vécu.

     a32bcaad8e64c80c1cbf44427c1769c7.jpg

    Finalement l'histoire de cette boule est peut-être la mienne. Espérance est à 5000 kilomètres mais j'ai en moi espoir et confiance.

    Peut-être que je ressortirai de cela avec sur moi les marques de ceux qui ont vécu, mais debout et bien présente.

    Wait and see.

  • rideau

    7ae4ac0cc034e59af3ad647ec1ed046a.jpgLes pierres sont alignées à Carnac. Je ne sais pas ce qu'elles attendent. Tranquillement elles sont là, plantées. Elles nous rassurent sur notre finitude, nous inscrivent dans une étrange lignée humaine.

     

    Les colères de l'océan nous apportent l'humilité que nous avions oublié997351b2ca716c8818a4c13854cb4032.jpg. Les pieds au bord de la falaise, le vent nous fait vasciller comme il joue à l'automne avec les feuilles et nous pouvons ressentir, au fond de notre corps, les vibrations des vagues qui se brisent avec fracas sur les rochers en contrebas.

    La tempête nous fait trembler mais si le roseau ne casse pas, demain matin il sera à nouveau caressé par les rayons du soleil.

     

    Le plateau se vide, les caméras ne tournent plus, on éteint les rampes de projo.

    Après les cris, les flash, les pailettes, on reste seul face à soi-même : RIDEAU.

    b172c825cf1e698470aaa5f8abbd5f28.jpg

    J'informe la foule de mes lecteurs que je me retire de la vie pour mieux revenir...

    Quand j'aurai signé pour une nouvelle saison !

  • passage obligé

    f46612accee8886f93806114eeceecc5.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il fallait que j'y aille, il fallait que je monte par cette route aux pavés disjoints jusqu'aux ruines de ce chateau où paissent quelques moutons.

    Parce que je suis une fille qui fantasme sur des noms, qui vibre avec des idées, qui rêve avec des évocations...

    J'ai adoré perdre mon regard sur la côte européenne en ayant les pieds en Asie.

    Je suis une fille de concept.

    Du haut de la colline on peut bien le voir, le détroit du Bosphore.

    On voit deux mondes si proches et pourtant disctincts, deux continents qui se font face mais qui ne peuvent pas se toucher. Je suis en haut de cette colline et je regarde la planète en spectatrice. D'un côté la Mer Noire, de l'autre la Méditerranée, ce point du globe oppose autant les continents que les eaux.

    Je m'ettonne juste que ce soit si paisible aujourd'hui...

    Tout semble figé, les continents comme des corps allongés, si proches mais qui jamais ne se rejoindront.

     

  • la fille qui perd la tête

    884b8b26f1fffbc8ab13654f30f393f7.jpgC'est bizarre. Elle attend tout le temps, plantée là, au bord de la rivière, un peu à l'écart du centre-ville. Il faut marcher un peu pour la trouver, loin de l'animé port bo-bo de Nyhavn.

    Den lille Havfrue est toute seule sur son rocher. Elle semble si triste et les touristes qui viennent la voir sur cette promenade ne lui apportent rien, ils essaient de la toucher, prennent une photo et s'en vont. Certains plus téméraires essaient de la pelotter, sans respect, d'autres l'ont déjà décapitée par le passé, sans qu'elle ne bronche.

    Elle pense à quoi la petite sirène ?

    Elle hésite entre deux mondes, l'eau ou la terre, finalement elle n'est nulle part.

    Elle ne sait si elle doit plonger et noyer ses rêves ou essayer encore de se faire aimer par cet homme, ce Prince Charmant.

    Lorsqu'on va à Copenhague et que l'on prend le temps d'aller la voir, on pense d'abord se replonger dans l'enfance, au temps de contes d'Andersen, de Grimm et des autres.

    Mais c'est illusoire, on ne peut retrouver ce regard léger. La petite sirène me fout le bourdon, qu'elle plonge bordel ! Ou qu'elle aille le retrouver !

    Mais ne reste pas sur le rocher ma belle... Tu risques de te transformer en statue...