Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeanneovertheworld - Page 43

  • l'inconnue de la chambre bleue

    6403387a62cf923ff166662aa74ecea1.jpg

    e63fc709355190fb473d4f88e4b715f2.jpg

     

     

     

     

     

    Je pense à ces chambres d'hôtel, ces portes que j'ai refermées derrière moi avec délice.

    Certaines étaient luxueuses, digne d'une princesse, avec son baldaquin, avec ses tentures, son petit salon, ses poutres de bois sans âge, sa vue sur l'océan...

    68501bf45a214e629c65f6cb3212b121.jpg

    c883ea7fc81fb9eb65257a04130c198b.jpg

     

     

     

     

    Certaines autres nous ont réservé des trésors de romantisme, avec leur baignoire victorienne, leur douche immense où nous avons aimé ne pas être sages.

    cd932dfd7e709e64162d637f4b3f4bf2.jpg

    2358c124fb1db0015b4afa73b6404894.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    D'autres encore, standardisées, à l'image des chaînes auxquelles elles sont affiliées, m'ont apporté de la frustration comme celle du Mercure à Blois où tu n'étais pas, où les draps ne se souviennent que de moi. 5894d1a4c5e20e902790af1c2d7ab19f.jpg

     

     

     

     

     

     

    Et aussi cette chambre tristounette où la pipe est formellement interdite...

    17cac46b94dc714ea3db386765a86f33.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    Bien sûr il y eut aussi quelques aventures où la magie du moment a fait oublié le manque de confort comme dans cette Yourte dans le désert ouzbeque.

    b7ce894b6d6d78cbeab2b915fbdb7715.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

    A bien y réfléchir, l'important n'est pas la chambre, mais avec qui on y est et pourquoi.

    Je n'oublie pas les chambres vieilissantes de certains Formule Un que nous fréquentâmes naguère. Je ne sais si je préfère celui de Dieppe ou celui de Freyming...

     Peut-être que la plus belle chambre est la prochaine...

  • stille nacht

    60698b09370bc0b3364c517bd3ce4bf1.jpgla nuit tout est calme.

     à côté du garage, le sapin s'est habillé de lumière.

    Mes voyages de ces jours-ci sont intérieurs, peu d'images à vous donner. Pas encore de conclusion.

    Encore un Noël...

  • geysers

    Un penchant naturel ( = de la nature et qui est dans MA nature ) me pousse à aller voir ces endroits où l'on sent la planète vivre, où l'on voit que l'idée de notre humanité supérieure n'est que vanité, où la fierté méprisante des puissants n'est que Fatamorgana.01bd1a7ab9a759ddf86f95cdc88e6e60.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    La Terre respire, certains disent même qu'elle expire.

    La Terre bout intérieurement, comme moi. Peut-être de voir ce que l'on fait à sa surface, ou ne fait pas... Quand elle n'en peut plus, elle crache.b152909c53286b78875b773bc7249508.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    El Tatio au Chili, Strokkur en Islande et Yellowstone aux Etats-Unis m'ont offert comme une bouffée d'air salvatrice. Moi, debout devant la Terre qui soupire...

    Un jour peut-être j'irais en Nouvelle Zélande voir si là-bas aussi la Terre en a marre qu'on lui marche dessus, et souffle, et souffle...78d11fbcb8f083011bbad3f5810cd0c5.jpg

     

     

     

     

     

     

    Voilà ce que voit mon coeur dans le panache de fumée. Mon cerveau de géographe, lui, ne peut s'empêcher de rationnaliser, d'expliquer le phénomère.

    Science, tueuse de poésie ?

  • avec la langue

    c441fa49287cc004dbbffc4a9fbce1c1.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Toutes ces photos, tous ces messages, subliminaux ou non, tout cela se mélange.

    Tous ces mots : mots avoués, mots inventés, mots effacés, mots prononcés... Ils tourbillonnent dans ma tête.

    Mon mot préféré est "maelström".

    Je regarde ce crayonné, je vois ces lignes parallèles, je vois ma vie.

  • lunaire, dunaire (bis)

    Bien sûr, rien ne remplacera le Pyla, parce que sont attachés mes souvenirs adolescents.

    771b313132556660d4ce693b0f7c391b.jpgLa Vallée de la Lune, à côté de San Pedro n'a que le sable en commun.

    J'ai escaladé le flanc de sa plus heute dune. En cette fin de journée, le vent me rafraîchit les joues et pousse les grains siliceux sur mes mollets, créant ces picotements caractéristiques. Le soleil donne au paysage des couleurs chaudes et ses rayons rasants soulignent mieux encore le relief accidenté.

    J'ai marché sur cette crête où ne subsitent que quelques traces d'autres humains.

    Vertige garanti.

    Envie d'écarter les bras et d'hurler " i'm the queen of the world".

    Marcher sur le crête et regarder le sable dégouliner sur les côtés comme une avalanche. Se dire que l'on pourrait à chaque instant bacsuler. J'ai adoré la métaphore : être seule sur cette ligne fragile, redevenir poussière parmi tous les grains, avoir devant moi le côté soleil et le côté ombre. Je me suis vue sur cette dune. J'ai respiré bien fort.

     48e1c25cc8da95836561d0c9daf24fc6.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Puis il a fallu rebrousser chemin pour retrouver la voiture, et toi.

     

  • embûches

    Parfois, au bord d'une route, après des kilomètres d'asphalte, on reçoit notre humanité et notre modernisme en pleine figure.

    ca10598169dc09ad83b84c83b899a2fa.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un mouton, une vache, un bison... tant de visions inattendues, saugrenues.

    fe64ae11ff71eb6fbda90d6835d81afb.jpgMais qu'est-ce qui est saugrenu... que ces mammifères utilisent le macadam pour se déplacer (sans respecter les priorités ), qu'ils trouvent bonne l'herbe aux parfums d'essence... ?

    Ce qui est parfois saugrenu, c'est le route en elle-même et ces boites métalliques qui la parcourent...a00829fef54fcf4bf02d451b03152381.jpg

  • friends

    0a02e5f7dcd3a8748f57c2964443e452.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     Dans ton attente, je voulais profiter d'un peu de temps pour bloger... Mais après cinq heures de conférence à PAM, je sature un peu, pour une fois mon côté psycho dort...

    dans l'esprit "volem rien foutre" mais "aimerais bien gagner du pez", je vous soumets mes nouveaux amis, travail artisanal, oeuvres uniques et originales, pensez à vos cadeaux de Noel et faites vos enchères.

    bb8e16fae7ee2fe6cd1af7b8be12a042.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    ha zut, ça n'a plus rien à voir avec la thématique du blog... Si, élan et coccinelle voyagent beaucoup...

  • jeunesse burundaise

    960e6bccb59a2f24251850d4141747c8.jpgJe ne peux me détacher de ce regard accusateur et de ce doigt qui va toucher mon âme tout au fond.

    Je sais que tu ne manques de rien dans cet orphelinat mais je sais que tu manques de l'essentiel.

    Je sais que je suis là, sur le siège devant mon ordinateur à me donner bonne conscience en parlant de toi.

    Devant tes yeux, devant ton histoire, mes histoires paraissent bien futiles.

    Puisses-tu pardonner mes lâchetés.

     

  • détachement

    je fais comme si tout cela coulait de source,

    comme si les bribes de toi suffisaient à étancher ma soif.

    Ce949ad9b84bcc2ed93836efb089e216b.jpgest faux.

    J'aimerais retrouner au " café Vinilo " de Valparaiso avec toi.

    Finir ce verre de vin local et en recommander un autre pour que jamais la nuit ne vienne interrompre notre tête à tête.

  • au bout de la route

    On a parfois l'impression d'être arrivé au bout du monde. Après avoir rejoint l'aéroport, pris trois avions, roulé presque deux heures dans des paysages désertiques, on pose sa valise et on respire....

    On y est.

    Mais où ?

    Nulle part.

    Enfin...

    Pourtant, il y a toujours plus loin.

     

     d24bd2139b86f0b337bc5bc74925347d.jpgVers le Sud, une route asphaltée m'aspire, le compteur est bloqué sur 110 et pourtant je n'avance pas, la route est droite, je ne croise personne. Tout cela est-il imaginaire ?

    4f615e8b68aebce881918a0b5911a539.jpgJe bifurque pour le salar. Au bout de la route, il y a un chemin. Le soleil cogne fort, on s'imagine mourrir de soif, les lèvres rongées par le sel, oublié sur ce sentier jusqu'au passage du prochain égarré. Quelque chose me pousse cependant à avancer, la peur des vautours peut-être.

    4815fb2180df7a1d604a9d8d77a814bc.jpgMais point de rapaces, juste quelques échasses qui se contemplent dans le miroir de la lagune.

    Au bout de cette route il y a avait un peu de poésie, de la délicatesse dans le vide, de la douceur dans l'aride.

    Comme un pied de nez à la mort...

     

     

    22fd148c6da8936830826383b3489482.jpgVers l'Est, on pense être bloqué par les montagnes. La route cède vite la place à une piste infinie où l'on ne croise toujours personne. Pourtant ce chemin existe, il doit bien mener quelque part. La voie devient escarpée, je retrograde. Derrière moi, un nuage de poussière. Je monte tellement que si le ciel n'était pas si bleu, cela pourrait se confondre avec un cumulonimbus. La piste semble ne jamais finir, je jète un coup d'oeil sur la jauge et prie pour que l'essence ne vienne pas à manquer, la première pompe est à plus de 100 kilomètres, il serait temps d'arriver... mais arriver où ?

    Je sors de la voiture, le froid d'altitude me saisit et je ne peux répondre à cette question.

    deded811f394d17a5dd57a1ba3731864.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    S'il ne faisait pas si froid je me dirais arrivée au paradis.

    Miscanti.

    Je descends jusqu'au bord du lac. C'est étrange d'être seule au paradis, un peu angoissant. Je me régale du paysage, emplis mes poumons de cet air glacé qui me pique et me rappelle que je suis en vie.

     

     

    Vers le Nord, j'ai bien cru à une impasse et la réceptionniste de l'hôtel a voulu me dissuader de partir à l'aventure. Les vingt premiers kilomètres je me suis dit qu'elle exagérait, que ce n'était pas une côte qui me faisait peur. Puis il a fallu passer un col, deux, puis le Paseo del Diablo, pas besoin de traduction...Enclancher le 4x4 pour avancer encore, traverser la rivière...

    bb527fca080a92219dae8427e77a984f.jpg

    Puis enfin deux heures de chemin, accueillant de loin, insupportable par ses rainurages de près. Supplice pour le dos, épreuve de force pour maintenir la trajectoire, exercice de concentration pour contourner les plus grosses pierres... Et toujours personne à croiser, juste une vigogne de ci, de là... Arrivé en haut d'une côté on se dit que c'est la dernière, que l'on va basculer vers un ailleurs, enfin, comme une quête du Graal.

    Et non, après le sommet, il y a une autre vallée dersertique sans que jamais la route ne s'arrête. Où va-telle mener ? J'espère distinguer de loin un peu de fumée et rien, on avance, on avance, on avance, c'est une évidence comme dit la chanson...

    Soudain, lorsqu'on n'y croit plus vraiment, lorsqu'on est à deux doigts de regretter, qu'on ne supporte plus d'être secoué, le paysage s'ouvre et s'offre.f614f2b8960874d4b5aa09ba4deec13b.jpg

     

    Derrière les fumées des geysers, quelques sihouettes nous ramène à notre humanité. A plus de 4 000 mètres d'altitude la tête me tourne un peu. Le froid est vif, mais je suis heureuse, je n'ai pas fait tout cela pour rien. Il est des endroits qui se méritent.

    Et je me réjouis de ne pas être passée par une agence comme le conseillait la réceptionniste.

    Tatio fut mon aventure, mon expédition personnelle.

    Ma récompense.