" A m'asseoir sur un banc,
cinq minutes avec toi
et regarder le soleil qui s'en va..." ( Renaud )
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" A m'asseoir sur un banc,
cinq minutes avec toi
et regarder le soleil qui s'en va..." ( Renaud )
" Je plie et ne romps pas.
Vous avez jusqu’ici contre leurs coups épouvantables résisté sans courber le dos, mais attendons la fin. »
" On avance, on avance, on avance.
C'est une évidence :
On a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens.
On avance. "
" Ici, nos rêves sont étroits
C'est pour ça que j'irai là-bas"
" Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois que les rêves
Que m'apportent tes yeux..."
Vaste chantier que celui de l'opéra.
Fiasco financier, pugillat politique mais prouesse technique, bijou esthétique.
Se retrouver face à face avec le symbole de cette ville, aux antipodes, a quelque chose d'irréel.
Entrer, fouler du pied la moquette mauve... On se sent privilégié.
Et qu'importe qu'on ne se sente pas Carmen, être dans un lieu mythique, c'est se sentir peu de chose.
Jorn Utzon est mort, une petite brève dans un journal, passée inapparçue. Jamais il n'aura vu de ses yeux son oeuvre terminée, jamais il n'a remis le pied en Australie.
Jorn Utzon est mort mais l'opéra reste.
Que restera-t-il de nous ?
Quelle trace laisserai-je, ailleurs que dans ton coeur ???
Les routes lorraines, un jour ordinaire.
Le brouillard est un ami chaleureux qui nous plonge dans sa ouate rassurante. Il efface le relief, il efface les à-côtés.
Il n'y a que moi sur le route et je ne vois pas très loin.
Je ne sais pas où je vais, j'ai juste la certitude d'avancer, dans le flou, dans le vague, j'avance vers un là-bas que je crois ailleurs. Je fais semblant de me dire que je ne sais pas où cela me mène...
Je trouve le climat bien ironique et j'espère ne pas trop être cynique...
A bas les images d'Epinal, point de tempête de neige, que fait la police, que nous disent les médias ???
C'est étrange tout de même ce que les vaches broutent ce matin.... Un peu de sucre glace ? De la cocaïne ??? Je vais aller faire un tour dehors, histoire de vérifier, avec mes moufles !
Je regarde cette photo, les arbres nus, totalement. J'ai été surprise de voir qu'à Nimes les feuilles commençaient à peine à jaunir.
Parfois, c'est vrai, je dois avouer que nous n'habitons pas le même pays.




Voulant passer à l'Action Directe(ment), je surfe sur le net et me saute à la gueule un lien évident, dans les arcanes du web : " L'Organisation révolutionnaire du 17-Novembre était une organisation clandestine révolutionnaire d'extrême gauche grecque d'obédience marxiste, dirigée contre la junte militaire alors en place, et qui se définit comme révolutionnaire, anti-capitaliste et anti-impérialiste." (WiKi)
Derrière mon côté embourgeoisé, je ne suis pas une fille du 17 novembre pour rien.
Oui, je suis à ma manière une organisation clandestine révolutionnaire, parce que ça bouillonne, parce que je me révolte, contre moi-même d'abord.
Mais tout cela reste enfoui, la fille du 17 novembre est intérieure.
"Par ici plus personne ne sait couvrir ses plaies
Elle sacrifie toutes ses envies à l'infini
Et c'est ici que tout finira
Au paradis, elle aura ce qu'elle voudra
Elle deviendra ce qu'elle voudra
Là-bas une fée, un ange, n'importe quoi ce qu'elle voudra..." ( Indochine )
Non, je ne suis pas suicidaire.
Confiante.
Consciente.
C'est juste que tout ce qui bouillonne vient d'exploser.
Et voilà, je vois trente six chandelles !
Le sourire aux lèvres, c'est presque avec euphorie que j'ai retrouvé Fleury. Malgré toutes les années, malgré toutes mes batailles, je me gare et rien n'a changé.
J'adore ce lieu, tout ce qu'il incarne pour moi qui n'ai finalement rien connu.
Je ne comprends pas, mais je m'y sens si bien.
Ces cratères d'obus recouverts de mousse me ramènent à mon cratère de cancer recouvert de peau.
Fleury est un endroit paisible.
Un lieu mort et survivant à la fois.
C'est ma place.
"Verdun, j'y reviens"