
Et toi mon cœur pourquoi bats-tu
Comme un guetteur mélancolique
J'observe la nuit et la mort
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Et souviens toi que je t'attends...
(Apollinaire)
Klimt "l'Attente"
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Et toi mon cœur pourquoi bats-tu
Comme un guetteur mélancolique
J'observe la nuit et la mort
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Et souviens toi que je t'attends...
(Apollinaire)
Klimt "l'Attente"
En moi, il y a…
Du sang de maman,
Du sang de papa,
De la silicose des mes grands-pères
Des peurs de mes grands-mères
Des rigidités héritées
Une icône ébréchée
Un destin tracé
Des révoltes avortées
En moi il y a…
Des années de fac
Des fantasmes en vrac
Vécus mais tus
Réels mais cruels
Et l’apparition d’un tu
Duo qui tue l’individu Elle
En moi il y a…
Une bête qui mange
Des idées qui dérangent
Des excuses qui arrangent
En moi il y a…
Toi.
Ni fleurs, ni couronnes
Ni pleurs qui raisonnent
J’aimerais, comme Mamie,
Mourir à la fin de ma vie.
Ni fleurs ni couronnes
N’embêter personne
J’aimerais, comme Mamie,
Mourir un samedi.
Je sais pourtant qu’il y aura des hurlements,
Ma mère par terre
Et toi qui auras si froid.

Tu fais trop de mathématiques
Dans ta tête et dans ton cœur
Tu n'entends plus la musique
Ni la voix du vrai bonheur
Tu n'entends plus la musique
Ni la voix de ton Seigneur
( Père Cocagnac ! )
Doucement, les rayons du soleil caressent la neige et effacent les traces de la brindille insolente qui s'invite sur le chemin.
Doucement, les secondes du temps caressent ma peau et effacent les traces de tes baisers appuyés qui tatouèrent mes seins.
Sur les autouroutes du ciel
des trous dans la chaussée,
des nids de poules ou des nids d'albatros.
Les autouroutes du ciel,
chaussées dégradées par les racines des nuages.
Nous rebondissons sur les cumulo-nimbus,
nous glissons sur les stratus.
Clignotant.
Prochaine sortie : tes bras.
Je vois déjà l'océan, en bas.
Encore une autre année qui se termine
Chacun de nous lui fait tout ses adieux
Pour disparaître on la voit qui s'incline
Elle semble dire enfant soyez heureux
Un an nouveau déjà a pris ma place
Embrassez-le avec beaucoup d'amour
Ce temps joyeux toujours trop vite passe
Car lui aussi disparaîtra un jour
Ainsi s'en vont les années de la vie
En nous laissant toujours un souvenir
De nous quitter elle nous semble meurtrie
Car jamais elle ne pourra revenir
( Roland Lebrun )

Tes yeux se voilent, écoute les étoiles
Tout est calme, reposé, entends-tu les clochettes tintinnabuler ?
Demain matin, petit garçon, tu trouveras dans tes souliers
Tous les jouets dont tu as rêvé,
Petit garçon il est l'heure d'aller se coucher
Je n'sais plus comme te dire,
Rien que des mots
Mais tu es cette belle histoire d'amour...
que je ne cesserai jamais de lire.
Des mots faciles des mots fragiles
C'était trop beau
Tu es d'hier et de demain
Bien trop beau
De toujours ma seule vérité.
paroles, paroles, paroles
Ecoute-moi.
paroles, paroles, paroles
Je t'en prie.
paroles, paroles, paroles
Je te jure.
paroles, paroles, paroles, paroles, paroles
encore des paroles que tu sèmes au vent