
Beaucoup doivent penser que nous ne sommes pas comme tout le monde parce que nous avons fini par rechercher autre chose que les vacances de tout le monde. Snobisme ? Pas dans mon esprit, la faute à mon instruction, à ma passion de géographe et à ta bougeotte de reporter...
Ma famille est à la fois amusée, curieuse et inquiète lorsqu'elle pose la question "où allez-vous en vacances?"
Partir pour l'Ouzbékistan aurait pu provoquer des cris, mais trop peu savent encore aujourd'hui où cette ancienne république de l'URSS se situe.
Et pourtant...
Qui n'a pas rêvé à la simple évocation du nom Samarkande ? Je n'en connaissais rien d'autre que le nom avant de partir, la Route de la Soie, Marco Polo... Par avance j'avais à la bouche un goût fruité et des senteur d'épice d'Orient... Elle ne m'a pas déçue.
Si je ne devais garder un seul moment de ce voyage de l'été 2004, ce serait les premiers rayons du soleil dans le désert... Une légère brise m'a réveillée, nous dormions dans une yourte, j'ai soulevé un coin de la lourde couverture de feutre, encore allongée à même le sol dans des draps d'un autre âge et j'ai vu ce lever de soleil...
Des bruits étranges attirent mon attention... C'est un troupeau de chameaux qui passe, avec son gardien !
Il n'y a pas d'autre témoin à la scène. Savourer un tel instant sans partager est un peu frustrant, mais je me retourne et je te vois dormir à mes côtés... Il y a des moments que l'on ne peut oublier....
Pour la symbolique j'ai aussi aimé le passage de l'Amou Daria, un des deux fleuves dont la canalisation et l'utilisation pour l'irrigation des champs de coton des kholkozes soviétiques auraient asséché la Mer d'Aral... Il n'y a pas de pont, rien que des barges assemblées. Dans quelle dimension sommes-nous entrés ?
jeanneovertheworld - Page 47
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La légende de Samarkande
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Sur la route du monstre
Le printemps 2004 nous a mené en Ecosse, à la recherche du fameux monstre du Lock Ness...
Bien loin de la grande city londonnienne, cette partie de la Grande Bretagne ( ne surtout pas croire qu'on est en Angleterre ! ) nous a apporté charme et fraicheur.
Les grands espaces, les légendes, les Highlands et les Highlanders !
Parfois même le "no man's land", esseulés sur la route...
Les pubs "of course" mais aussi un esprit très british avec nos premiers véritables B&B.
La conduite à gauche, on s'y fait... Mais le plus débousolant n'est pas de conduire à gauche sur la chaussée mais de devoir passer les vitesses avec la main gauche... ça on n'y avait pas pensé !
Les quelques frayeurs du début ont laissé place à des parties de rigolade...
En Ecosse nous avons conjugué le verbe " to love", au passé, au présent et surtout au futur... -
Mignon, allons boire

migon, allons boire
s'il arrose....
Combien de pub avons-nous fréquentés ?
Combien de portes de café avons-nous poussées ?
A combien de terrasses nous sommes-nous installés ?
Ta commande est classique, une bière pour ne pas prendre trop de risques, ou alors un coca, pour changer !
Ma commande est parfois plus témméraire, j'ose le coktail local, ou la spécialité qui n'est même pas mentionnée dans les guides de tourisme...
Bien souvent tu me copies dès le deuxième soir.
Nous avons ainsi vécu des dizaines de vies, avec les gens de tous ces pays traversés, faisant un point d'honneur à vivre comme eux.
Partout, nous fondre dans la population...
Et jamais nous ne nous sommes perdus, je t'aime encore et encore.... -
Hasta la revoluçion !
que garder de la douceur cubaine de ce printemps 2003 ?
Un petit goût de Cuba Libré dans la gorge, ce mélange en pied de nez entre le Coca, symbole américain et le rhum, douceur cubaine...
La douce chaleur de la mer des Caraïbes...
La salsa et l'omniprésence de musique, à la fois gaie et mélancolique...
Le goût de la langouste de Pipo ou celle de Cayo Blanco...
La richesse humaine de tout un peuple pauvre...
Le potentiel baillonné de ce pays...
La trace de grands hommes comme Hemmigway...
La légende du Ché...
Et toi...
Et toi...
Et toi...
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Crime contre l'humanité

Fouler de mes propres pieds, bien en vie, le sol d'Auschwitz, fut un moment fort.
Bien sûr, il y avait la date un peu étrange : le 31 décembre 2003. On pourrait rêver mieux avant de réveillonner ! On ne décide pas toujours du jour, on exploite une possibilité...

J'aurai voulu pleurer, mais au faut pourquoi ?
J'ai regardé et j'ai continué à respirer... C'est le mieux que je pouvais faire pour "faire la nique" aux nazis : NE PAS OUBLIER ET VIVRE.
J'ai aimé y être avec toi, en me félicitant chaque instant d'être avec toi, protégée par ton amour... -
L'ambiance des maritimes

Les souvenirs de notre séjour au Canada en ce mois d'août 2005 se ramassent à la pelle, tels les millions de feuilles d'érable... Mais l'autre jour m'est revenue en mémoire cette soirée passée en terrasse du seul pub ouvert à Annapolis Royal, Nova Scotia, CA.
Douceur d'un soir d'été, la nuit tombe doucement.
Des jeunes locaux se retrouvent bruyamment pour boire un verre, certains se font renvoyer, ayant moins de 21 ans et n'étant pas autorisés à être au pub ; celui qui veut fumer doit s'éloigner de la terrasse, une cloche retentie, plus aucune boisson alcoolisée n'est servie. Un serveur et un client se battent... Tout est confus et pourant nous sommes là tous les deux, sous le parasol encore ouvert qui ne nous protège pas de la nuit, à gouter une bière "red". Tout est si calme dans mon coeur. A l'époque je souhaitais que le temps suspende son vol ( ô Lamartine ), mais c'est le cas, ce moment est gravé à jamais dans ma mémoire, non par son exceptionnalité, mais par son intensité.
NOUS, ensemble, là-bas, et le reste du monde autour. -
Ma cabane en Islande

Habiter là-bas, c'est difficile, mais il y a tellement de force dans ce pays... Je suis partie avec toi sans savoir, mais pour notre premier autotour, il était difficile de réussir une aventure plus marquante.
Bien sûr il y a Reykjavik, mais même la capitale ressemble à un gros village. Je me souviens m'être promenée avec toi dès le premier soir, la cathédrale, la mer. Puis plus tard, le plan d'eau de la mairie...
Mais la nature nous appelle en Islande, le magie est présente partout et plus aucun repère n'est valable.
L'homme est si petit en Islande, mais l'homme a sa place, celle qu'il mérite, pleine d'humilité, au même rang quasiment que les macareux...
On ne sait pas toujours où on est, en parcourant l'Islande.J'ai aimé cette idée : en s'arrangeant bien, on peut avoir un pied en Europe et un pied en Amérique, en se positionnant de part et d'autre de cette faille, l'islande étant située sur la dorsale océanique.
Pas de repères chronologiques non plus. Certaines gouttes d'eau emprisonnées dans ces glaciers ont des milliers d'années. Nous ne sommes rien, en comparaison avec ces glaciers, notre vie ne dure qu'une seconde. Mais pas de déprime ou de tendance suicidaire, en Islande on se sent vivre, on se sent privilégiés.
J'ai aimé être là-bas avec toi, j'aurai aimé y retourner, y connaitre l'hiver. J'ai même imaginé nous y installer.
Demander qu'on y disperse mes cendres... -
Sur le départ

je n'ai pas toujours aimé cela mais l'avion me fascine...
Merveilleuse "première fois" en 1996, un mois après le crash du vol 800, placés en classe affaire sur un vol Canadien après l'annulation de notre vol...
monter dans un avion, c'est pousser la porte du possible.
être en attente, l'attente d'une nouvelle aventure...
rien ne nous retient, rien ne nous ramène à la terre. Par le hublot, on ne retrouve aucun repère. Libérée de toute contrainte.
monter dans un avion, c'est se sentir en vie.
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Nuit de Chine, nuit câline

je suis sur cette muraille et je ne sais si j'ai le souffle coupé à cause de ces marches irrégulières, à cause de la moiteur ambiante ou simplement à cause de l'émotion liée à la magie du lieu.
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Avril 2002 big apple

la liste symboles va s'allonger avec cette photo...
symbole sur la date : 7 mois après le 11/09, la Statue est toujours debout à New-York. Mon amour est intact.
je me souviens des arbres en fleur et du vent tiède dans mes cheveux...
symbole sur l'objet : la liberté, cette valeur à laquelle je tiens tant. Que l'on brade parfois. Une si grande idée. Histoire ironique, cadeau des Français
symbole pour moi : le rêve déjà réalisé en 1996 avec le voyage de noces. Pouvait-on faire mieux ? Oui : poursuivre le rêve d'amour et c'est chose faite.