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les jours d'après-demain

Je ne me sens pas optimiste. Ni pessimiste.

Mais je le vois bien en fréquentant les gens, j’ai une force en moi qui me pousse vers demain, qui me fait prendre toutes les mauvaises nouvelles comme des faits, des points de départ que l’on ne peut changer, mais d’où on ne peut que partir. Ca ne m’empêche pas de pleurer, ça ne m’empêche pas d’avoir mal, mais je ne sombre pas, je me laisse flotter dans le courant et doucement, j’avance.

Mon père m’apprenait à faire la planche, sur la mer. A me tenir assez droite pour bien flotter, à me tenir assez détendue pour m’adapter au flux, au reflux, à ne pas me laisser submerger par les vagues, par la panique…

Mon prof d’histoire de lycée, monsieur Martin, a mis des mots là-dessus « fluctuat nec megitur ».

 

Et j’ai traversé la tempête, étonnée de ne pas avoir plus souffert.

no exit.JPGMais sans me l’avouer, j’ai eu beaucoup de mal à me projeter dans le futur.

En mai, on me parlait de Noël mais pour moi c’était fiction.

Réserver un séjour en vacances, au dessus de mes forces : le faire me semblant prétentieux et ne pas le faire tellement défaitiste !

 

Dans tes bras c’était bien, au jour le jour.

Dans tes bras ça me suffisait.

Et les mois passent.

Et les années passent.

On note sur les agendas, on fait des projets.

De plus en plus lointains.

Et un jour on demande à sa banque un crédit pour un autre cocon…

Avec des économies et de la rigueur, 5 ans de remboursements pourraient suffire.

Cinq ans, la banquière, ça la fait rire !

 

Moi je suis toute troublée depuis que j’ai réalisé ce que je lui ai demandé…

Je ne suis pas défaitiste, juste fataliste.

Je refuse l’espoir en tant qu’exigence, mais je prends tous les bonus inattendus.

Désirer, c’est s’exposer à une déception, je saisis les bonheurs sans préméditation.

Je sais bien que je ne pourrais pas tout contrôler, mais bien droite, relâchée sur la mer qui grossit quand vient l’hiver, je peux encore flotter.

fleur banff.JPG 

 

Pour 5 ans, pour un peu plus, pour un peu moins, je crois que je veux bien commencer à envisager après-demain.

 

Et si tu me donnes la main, on ira peut-être plus loin…

 

 

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