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  • Accord majeur

    C’était un soir en novembre, Louis Chédid en concert.

    Pas vraiment un hasard, mais juste une occasion.

    Juste l’occasion de me rendre compte que je ne le connaissais pas.

    Juste mes oreilles à la radio ou à la télévision, y’a longtemps et moins.

    Quelques vérités d’actualités « on ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime ».

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    J’ai vu un type de presque 64 ans sorti tout droit d’un siècle révolu, des tennis aux semelles blanches et plates, un costume lâche, une chemise sortie, des poches sous les yeux, une moustache à la Brassens, en vieux.

    Non, vraiment, pas une rock star.

     

    Il a pris sa guitare, mis sa voix dans un micro très bien réglé, sous des lumières léchées.

    Et j’ai voyagé.

    Et j’ai pleuré aussi.

     

    Quoi que la vie nous réserve
    Où que le vent nous entraine
    Même si le temps nous déchire
    Même si la noirceur des choses
    Nous fait comme une overdose
    Que nos chemins se séparent
    Et même si tous ces mots d'amour
    Terminent un jour à la poubelle
    Quelle belle histoire quand même
    Quelle belle histoire quand même
    Sans rancœur ni amertume
    Sans cette haine importune
    Que crée la beauté posthume
    Je veux garder le souvenir
    Du meilleur et pouvoir me dire
    Quelle belle histoire quand même
    Quoi que la vie nous réserve
    Où que le vent nous entraine
    Même si le temps nous déchire
    Quelle belle histoire...

     

    chédid.jpgEt j’ai swingué.

    Ça fait longtemps que je sais que les vieux cachent leur jeu derrière leurs derniers cheveux blancs.

    Le concert le plus rock-and-roll de ma vie, avec l’élégance et la simplicité de tennis aux semelles blanches…

    Merci Louis.

     

    Pour ce concert, pour te connaître, pour te découvrir chaque jour encore, pour mes larmes et mes éclats de rire, pour les rebondissements inattendus, pour tous les chapitres secrets tant ils sont incroyables, pour les moments partagés, pour les mains saisies dans le froid...

    je contemple l’œuvre de la Vie, la Bienveillante, Ma Vie,

    et je me répète, la gorge serrée par l’émotion, à voix basse pour ne pas gêner les autres avec mes petits oeilv1.JPGbonheurs :

    quelle belle histoire quand même…

     

     

    Quelle belle histoire quand même…

     

    Quelle belle histoire quand même…

     

     

     

    QUELLE BELLE HISTOIRE QUAND MEME !!!